Europe de l’Est-Caucase : la barbarie américaine à l’oeuvre

I / Les États-Unis comme châtiment de l’Europe coloniale

 

Etats Unis_Barbarie
L’hyper-barbarie

Comme il était écrit dans un l’article précédent en citant Aimé Césaire « Passant plus outre, je ne fais point mystère de penser qu’à l’heure actuelle, la barbarie de l’Europe occidentale est incroyablement haute, surpassée par une seule, de très loin, il est vrai, l’américaine » et de continuer (page 38) « Et alors, je le demande : qu’a-t-elle fait d’autre, l’Europe bourgeoise ? Elle a sapé les civilisations, détruit les patries, ruiné les nationalités, extirpé « la racine de diversité ». Plus de digue. Plus de boulevard. L’heure est arrivée du Barbare. Du barbare moderne. L’heure américaine. Violence, démesure, gaspillage, mercantilisme, bluff, grégarisme, la bêtise, la vulgarité, le désordre. »

Ceci écrit en 1955.Les prophètes existent.

On ne pourra pas dire qu’on a pas eu le temps de se préparer.

Barbarie opposée à civilisation qui est art de vivre en communauté.

Sapé : Travail de sape dont le résultat final est la réserve indienne, le musée ou le folklore pour touristes. Les français sont déjà bien atteints à leur tour mais moins que d’autres. Les mots « authentique », « tradition », « traditionnel » sont bien omniprésents avec des produits sous cellophane qui n’ont rien de traditionnel (une culture en bonne santé ne se pose même pas la question et n’a pas besoin de préciser ce genre de choses) mais on ne voit pas encore les français s’habiller en français folkloriques pour les appareils photo étrangers.On est à mi-chemin.

Digue : Elles craquent de partout puisque au nom de la démocratie et des droits de l’homme humanitaires, on remplace des régimes structurés et parfois il est vrai autoritaires mais qui sont des États par le chaos à la somalienne, à la libyenne ou à la syrienne. Sous les applaudissements d’un peuple pas très intelligent ou alors très endoctriné qui ne voit pas que le prochain sur la liste c’est lui.

Le « printemps arabe » pour ceux qui ne le savent pas encore est un coup de déstabilisation de la CIA à un océan de distance.

États-Unis châtiment de l’Europe bourgeoise et coloniale car après des illusions de construction européenne censée « faire contrepoids » aux États-Unis, il apparaît que ce continent est une quasi-colonie réduit à la position du colonisé spectateur des décisions qui sont prises par d’autres.

États-Unis châtiment de l’Europe bourgeoise et coloniale car, il faut le reconnaître : le succès américain est incontestable sur la période de temps du siècle : en 1917 ils débarquent en France, en 1945 occupent l’Allemagne , et en 2015 occupent militairement ce qui était l’Empire russe il y a un siècle (Pologne, pays baltes et Ukraine). Qui peut nier leur indéniable succès ? Ils sont partout, peuvent tout espionner, tuer qui ils veulent par décision du président. Ils ont vassalisé trois empires, détruit l’URSS, émietté le monde arabe. Il est peut-être plus brutal que l’empire anglais et sa bonne conscience n’a pas de limites. Voici le monstrueux rejeton de l’Europe sur la voie de la « full spectral dominance », dont la banque principale place ses pions à la tête des pays d’Europe comme autant de satrapes de Darius.

L’UE se dé-couvre et apparaît pour ce qu’elle a été depuis le début : une moyen de créer la fameuse « porte ouverte » dérégulée en entravant politiquement ses alliés dans des structures européennes oxymoriques (le « who is in charge » de Farage), une tour de Babel cauchemerdique, des tonnes de paperasse et de dossiers à traduire dans à 253 combinaisons de langues , chaque pas en avant dans le bourbier étant vendu comme une« nouvelle étape » de la « construction »). – exemple- : (La Commission européenne a franchi une nouvelle étape dans sa volonté de promouvoir le multilinguisme comme un élément essentiel de l’unité européenne dans la diversité.) (franchi = irréversibilité, nouvelle étape = il y en aura d’autres : le cauchemar n’aura pas de fin = toute résistance est inutile, unité+diversité=oxymore=blocage mental). Une sorte de papier-glu, de toile d’araignée, des sables mouvants. Plus on essaie de se dégager, plus on se colle ou s’enfonce.

La réalité est naturellement que la seule langue de l’UE est celle du colonisateur : l’anglais.

Les junk-élites aux illusions perdues se retrouvent, après avoir grossièrement menti au peuple depuis Maastricht, parmi les plus grands perdants en terme d’asservissement, dans la position du gouvernement de Vichy envers l’Allemagne, condamnées à vouloir ou anticiper ce qu’on ne peut refuser et à masquer par des mots ronflants (« l’honneur de la France ») les pires capitulations (affaire des Mistral). Cela confine à l’abîme.

L’auteur de ces lignes n’est pas seul : le dernier Baromètre de la confiance politique charcuté par le Monde mais publié par Valeurs Actuelles n° 4026, page 19 montre que les français en ont plus que marre de leurs élites :

1. 75% des Français ne font plus confiance à l’État, ni à la république.

2. 88% rejettent catégoriquement les partis politiques.

4. 61% sont prêts à manifester

5. 71% ne font pas confiance aux syndicats.

6. 50% ne croient plus à la démocratie et souhaitent avoir à la tête du pays « un homme fort (ou une femme) qui n’a pas à se préoccuper du parlement ni des élections ».

12% souhaitent que l’armée dirige le pays

soit une crise de régime et un constat accablant d’échec pour les élites bourgeoises science-po-pipo (créée en 1872) et ENA qui de 1945 à 2015 à été phagocytée par science-po (¾ des admis venant de Science-po Paris).

Cette élite qui a constamment lutté pour le démantèlement de la monnaie, des frontières, de l’armée conçoit pour le moins de façon curieuse sa mission : le démembrement progressif des instruments régaliens de l’État qu’elle est justement censée servir. Après avoir voté pour l’OTAN, elle votera naturellement pour le traité transatlantique. L’ALENA (traite de « libre échange » Nord-Américain) permet de se faire une idée de ce qui restera des systèmes sociaux à l’issue du processus. Les pays baltes sont un bon modèle du futur libéral des états de l’Europe de l’Ouest. Interdiction de tomber malade si on n’a pas de quoi payer (cher), compétition permanente, fascisation décomplexée. (darwinisme social). Règne-fétichisme exclusif de l’argent.

II : Et la France dans tout ça ?

A : Du point de vue du peuple

En ce qui concerne le peuple, on a vu dans l’article précédent en citant Renan que l’erreur faite de son point de vue en 1848 a été presque systématique pendant 150 ans. Sans une réelle éducation populaire, le suffrage universel et la fiction représentative n’est qu’un marché de dupes dans lequel le peuple se prend les pieds presque à chaque fois du fait de la différence de savoir-faire électoral, de culture, la possession des organes d’influence de l’opinion (l’ingénierie sociale). Le peuple suisse, entraîné à la démocratie par ses constantes votations est un réel contre-pouvoir avec lequel les élites doivent compter. La succession de référendums européens avait commencé à développer en France le début d’une réflexion populaire organisée. C’est pourquoi on a décidé en haut lieu européen qu’il n’y aurait plus de référendum. Fini.

B : Du point de vue des élites bourgeoises

Se sont-elles réellement remises de 1914 ?

La France de la Révolution et de l’Empire est faite par la bourgeoisie et pour la bourgeoisie avec un dieu : la propriété. Que le peuple soit régulièrement massacré n’est pas si étonnant que ça : le système n’est pas prévu pour lui. Mais si on constate qu’un système créé par la bourgeoisie lui nuit, on est en droit de se poser des questions sur son état de délabrement.

Il y a 102 ans, comme la France bourgeoise, sure d’elle-même et vaniteuse se portait bien ! Créancière universelle. Assise sur son franc-or/argent intangible, sur ses rentes, ses métayages, fermages, immeubles de rapport, domesticités. Sure de son rôle civilisateur, élite incontestable et incontestée. Seconde place créancière après Londres, budget constamment excédentaire, 250 milliards de francs-or placés à l’étranger le tiers de la fortune nationale, la 3ème bourse du monde : en 1914, le système bourgeois français fonctionne bien.

Aujourd’hui ? La bourgeoisie a perdu de sa superbe et la France est devenu l’empire ottoman de 1914 : une dette et quelque-chose autour. Dépendante du bon vouloir des agences de notation américaines, que peut faire le gouvernement à part accepter sa vassalisation financière.

 Les 1504 milliards d’augmentation du PIB depuis 30 ans ont donc été réalisés grâce à une augmentation de 1522 milliards de la dette. La richesse de la France est donc aujourd’hui une illusion, d’autant plus que cette dette est détenue pour près de 1100 milliards par des non-résidents.

Depuis 30 ans, la France n’a donc pas créé de richesses réelles, mais, au contraire, en a perdu 20% par habitant, car pendant cette période la population a augmenté de près de 20%. Source

Sans appel ! Le diagnostic précédent recouvre peu ou prou ce que tout le monde sent et constate. La paupérisation. La France se retrouve avec ses créanciers dans la position de la Tunisie envers la France entre 1859 et 1869 : elle se retrouvera sous tutelle financière et politique de Goldman Sachs probablement qui fait naturellement partie de ce gouvernement invisible qui dit à Obama par téléprompteur interposé ce qu’il doit dire entre deux parties de golf. Le personnel sera français mais les politiques dictées de l’étranger. Comme en Tunisie, le passage sous tutelle sera précédé par une pression fiscale féroce du pouvoir politique aux abois. Mêmes causes et les mêmes effets. Avec un déficit du budget de 33 %quel pays peut avoir une politique indépendante ? La situation de la France n’a pas de marge de manœuvre. Le gouvernement en est réduit à se féliciter d’être un bon débiteur et de pouvoir emprunter à faible taux. La note Aa est en perspective négative ce qui met une pression terrible. « le gouvernement a du retard dans ses réformes ». Si Moody’s écrit ça on sait déjà ce qu’il y aura dans la loi suivante du côté français. Le reste sont des mots. Du remplissage verbeux. Quand on a des dettes et que le niveau des intérêts dépend d’un froncement d’humeur de Moodys, on fait ce qu’on vous dit de faire notamment concernant la Russie ou le Le traité transatlantique. Il ne reste ensuite qu’à vendre le patrimoine, la Française des jeux (déjà fait), les brevets, les forêts, les châteaux, le droit de percevoir l’impôt (péages), les OPEX de l’armée. Tout.

Contrairement à ce que certains pensent, la guerre de 1914 n’est pas finie. Il a fallu 2006 pour retrouver le niveau de patrimoine français de 1914 en proportion de la richesse produite. Depuis, la crise de 2008 est passée par là et la courbe a du retomber. La France est un pays en sursis qui ferait bien de ne pas se faire trop d’illusions au risque de les perdre vite sur le mur de la réalité.

D’un point de vue ploutocratique, flinguer Khadafi pour lui prendre son or et son pétrole n’est rien de plus que ce qu’a toujours fait la Révolution bourgeoise et Napoléon. Piller les autres. Le butin. La différence est que ce sont les Etats-Unis qui se serviront en premier et que la Russie est une autre affaire. La France n’a jamais pu rentrer dans ses fonds et payer la première guerre avec le pillage de l’Allemagne. Cette guerre a été une très mauvaise affaire bourgeoise.

Imaginer payer une guerre contre la Russie avec les ressources qui seraient prises en cas de victoire est juste chimérique. La doctrine russe prévoit de vaporiser le capital immobilier à coup de bombe nucléaire si son pays est envahi. Messieurs les capitalistes, abandonnez la Russie.

Le mythe organisé et entretenu de la menace éventuelle de la Russie est autre chose : on peut en effet par ce biais provoquer un réarmement, créer une bulle de rafales, de belles plus-values, un peu d’emploi, des cotations boursières, des bénéfices. Tout ceci se heurtant au mur de la dette (voir plus haut).

On peut aussi penser différemment : développer la langue russe, faire venir les russes qui adorent (encore) la France pour qu’ils y dépensent les richesses sibériennes qu’ils auront eux-mêmes pris la peine d’extraire. Arrêter les réflexes coloniaux pour être en bon commerce. Faire tourner le commerce, l’hôtellerie, la restauration, les musées, les vins et spiritueux, la gastronomie.

Et avoir un langage de vérité avec les jeunes retraités : désolé mais nous ne pouvons payer que le tiers de vos retraites.

Le résultat est que 30% des recettes de l’état servent à payer des retraites. Si l’on ajoute que 16% servent à payer les intérêts de la dette, (40 milliards par an), on est donc à 46%.

Ainsi donc, près de la moitié des recettes de l’Etat servent à payer des charges qui ne concernent ni le présent, ni l’avenir. Avec un tel montant, peut-on imaginer un jour ne plus être en déficit ? Source

Encore un fois, en 1913, 250 milliards de francs-or sont placés à l’étranger et le budget est constamment excédentaire par simple rentrée des intérêts. Quand on est ruiné, on ne crache pas sur un milliard de vente de Mistral, on ne donne pas des milliards à l’Ukraine et on ne fait pas la guerre. Et on joue la carte de ceux qui vont vous éviter la faillite : pas les Etats-Unis qui sont en faillite masquée mais les russes qui eux ont des milliards à investir et à dépenser … si on est amical naturellement.

L’Europe en 1900 avait toutes les cartes en main pour voir venir le danger américain et le contrer. Paul Valéry avait bien exprimé ce sentiment à propos de la guerre hispano-américaine de 1898, « the splendid little war” Les cupidités des milieux d’affaire français sur le Maroc ont réussi à créer une guerre mondiale. Qu’on relise Jaurès : les fauteurs de guerre ? Pas l’Allemagne qui n’en avait aucune envie mais les milieux d’affaires colonialistes français. Ils sont toujours là, en Afrique décolonisée sur le papier mais pas dans les faits.

En 1919, sérieusement ébranlée elle avait encore les moyens comme le voulait Briand de déclarer la guerre hors-la-loi. La narrative de « l’Allemagne seule responsable de la guerre » qu’on allait « presser jusqu’à ce que les pépins craquent« , un traité de paix qui était un diktat après un armistice qui était une capitulation imposée puisqu’il rendait impossible la reprises des hostilités (le contraire d’un armistice) et des réparations-humiliation parfaitement impayables n’ont pas laissé d’autre choix à l’Allemagne que de faire entrer les Etats-Unis (les béquilles américaines). La triangulaire dettes alliées payées aux américains, réparations allemandes aux alliés, prêts américains à l’Allemagne pour payer ces réparations a amorcé la pompe qui fait que les américains sont aujourd’hui au centre de l’Europe plus que jamais.

Avec de Gaulle lui était tendue l’ultime perche. Il était déjà bien tard et il eût fallu faire un sans faute de 20 ans pour se sortir de cette situation déjà très compromise. On sait ce qu’il est advenu du traité de l’Elysée et comment l’impulsion s’est perdue sous Pompidou-Giscard. 1990 (Réunification allemande), et 1991 (première guerre du Golfe) marquent le début des balles dans le pied que la France se tire régulièrement pour le compte des États-Unis, 2002 un dernier baroud d’honneur et depuis 2007 le début de l’ère de la servilité assumée. Depuis 2012, la liquidation de l’armée est en cours. Plus rien n’échappe au contrôle des États-Unis en Europe si l’on considère que les institutions internationales et de l’UE sont une sorte de glu attrape mouches / « indirect rule ».

La seule lumière qui reste dans la nuit est du côté de Moscou. Poutine est une sorte de de Gaulle qui a les moyens et qui est suivi par son peuple. Il peut faire ce que de Gaulle n’a pas réussi.

Une génération a écouté radio Londres ? Une autre écoutera-t-elle radio Moscou (RT, Sputnik derrière des VPN .. ? ).

Sauf guerre civile et dislocation des États-Unis on ne voit plus comment la France pourrait éviter la vassalisation et ne pas être forcée d’entrer en guerre contre la Russie si le clan qui est en passe de prendre le pouvoir aux États-Unis en 2016 le décide. Quel rôle sera dévolu à la France ? « confier » la garde de l’or français aux américains ? Acheter comme la Belgique des bons du trésor américain quand les russes et les chinois s’en débarrassent ?

Le gouvernement : quelque soit sa couleur exécutera ce que l’ambassade américaine lui demandera. S’il ne faut pas aller commémorer la brigade Normandie-Niemen sur le front russe le 9 mai, on n’ira pas. La France qui a inventé le doux euphémisme de « protectorat » chez les autres va en connaître les « joies » dans la décennie qui vient : (Je ne fais point mystère de penser qu’à l’heure actuelle, la barbarie de l’Europe occidentale est incroyablement haute, surpassée par une seule, de très loin, il est vrai, l’américaine ).

On croise les doigts pour que des éclairs de raison tombent sur les « décideurs » .

En attendant, nous, nous arborerons le ruban de Saint-Georges le 9 mai à la place du drapeau européen.

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Un commentaire

  1. […] Or, si l’armée américaine s’est fait la main sur les amérindiens en les confondant avec des bisons, L’armée française provient de la chevalerie et des soldats de l’an II (le « donne lui quand même à boire » de Victor Hugo. Avec toutes ses casseroles, avec tous les bémols de rigueur que nous connaissons, elle a respecté peu ou prou les règles de base qui distinguent une armée d’un groupe d’assassins armés : on n’achève pas un ennemi blessé et désarmé, on soigne les blessés ennemis, on ne fait pas marcher les civils an rang serré pour nettoyer des champs de mines, on respecte les non combattants et les infrastructures civiles (eau, électricité, bâtiment à usage civil), on ne viole pas, on se contente de sa solde sans piller etc … L’ennui avec l’OTAN est que cette armée est désormais sous commandement américain qui n’a pas les mêmes traditions et ne fait manifestement pas grande distinction entre militaires et civils. En plus d’être devenue absurde stratégiquement, calamiteuse en terme d’image, le soldat français est mis sous les ordres d’une structure qui parle de liberté et de démocratie en bombardant au phosphore, napalm ou uranium des populations civiles entières. L’armée américaine, c’est le crime de guerre devenu norme. Césaire l’avait bien compris en parlant de « barbarie européenne surpassée par une seule, bien plus haute, l’américaine ». […]

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