Migrants, TAFTA : l’épreuve du feu pour l’UE

Le principe et son incarnation

On n’ a pas été surpris de la réaction négative des auditeurs quand le comte de Paris est passé chez Jovanovic. Jovanovic est vif et intelligent et a naturellement reconnu un homme hautement spirituel bien que son « monseniooor » de bienvenue ait été déplacé. Pourquoi ne pas lui taper dans le dos en faisant un selfie ? Un prétendant au trône incarne un principe. Toute personne qui incarne in principe élevé dégrade ce principe quand il veut « faire cool ». Quand les prêtres ont voulu être cools et jouer de la guitare, ils n’ont pas recruté plus et ont dégradé le principe qu’ils incarnaient. Quand Sarko a fait ses pitreries, c’est le principe présidentiel gaullien déjà bien dégradé qui a été dégradé encore. Quand les principes sont élevés, il ne peut pas y avoir de familiarité sous peine de salir et d’abaisser le principe. La dictature de la coolitude démocratique abaisse tout ce qu’elle touche d’élevé.

Un principe non incarné est très difficile à comprendre. Jésus incarnation du Père a rendu plus facile la compréhension du » chemin, de la vérité et de la vie ». De même pour les rois de France. Crucifier Jésus ou couper la tête au Roi ne détruit pas le principe qu’ils incarnaient mais l’obscurcit. Le principe n’en reste pas moins là  Ce n’est pas parce qu’on ne le voit plus qu’il n’existe plus. Le risque d’égarement et de déboussolement augmentent. De même une république incarnée par un « président absent » n’aide  pas le principe républicain. 

On a coutume de dire que la France suit les États-Unis de 20 ans. La révolution française a suivi l’américaine de 20 ans 

Alexis de Tocqueville avait su interpréter correctement cette tendance de l’esprit démocratique à peine visible à son époque. De la démocratie en Amérique date de la première moitié du XIXème siècle. Ouvrage aussi clairvoyant que l’ »ancien régime et la révolution » 

… tandis que l’homme se complaît dans cette recherche honnête et légitime du bien-être, il est à craindre qu’il ne perde enfin l’usage de ses plus sublimes facultés, et qu’en voulant tout améliorer autour de lui, il ne se dégrade enfin lui-même. C’est là qu’est le péril, et non point ailleurs. (Tocqueville : De la démocratie en Amérique p 141)

La France n’est pas une république démocratique mais oligarchique. Les tendances perçues par Toqueville en Amérique on donc été moins rapides à se faire sentir (la Révolution remplace un oligarchie par un autre avec un zeste démocratique) mais ont fini par se faire sentir. Un peuple inculte (XIXème) ou décérébré (XXI), aveugle ou aveuglé à qui on donne le droit de vote tous les 5 ans n’est pas bien dangereux pour l’oligarchie. Il suffira de le manipuler de façon adéquate et en temps utile. Cette science date du début du XXème siècle (ingéniérie sociale) et s’est raffinée constamment. Goebbels paraît de l’enfantillage par rapport à aujourd’hui. Pour le reste il suffit de donner du pain (des allocs), des jeux (la fête bien arrosée, euro 2016) et des discours (Les vœux de premier de l’an de Mitterrand et de Chirac représentent des exercices de virtuoses dans le style « morphine » républicaine). Chapeau les artistes ! On a une légère préférence pour Chirac mais Mitterrand n’était pas mal du tout. Sarkohollande furent moins nets dans le « dormez bonne gens tout ira mieux demain » mais chacun ses goûts.

S’il le peuple se met à bouger, on le fusille (XIXème), le matraque (XXème), lui envoie des gaz ou ultra-sons (XXIème) ou, plus radicalement, on l’envoie se faire tuer à la guerre. C’est ce qui a été fait constamment depuis 1848 en France.

Un principe élevé fait sortir les gens d’eux-mêmes (altruisme, empathie, sympathie). l’abandon ou l’éloignement d’un principe élevé le fait rentrer en lui-même (égoïsme, utilitarisme, « moi-je« ).

L’égoïsme dessèche le germe de toutes les vertus, l’individualisme ne tarit d’abord que la source des vertus publiques; mais, à la longue, il attaque et détruit toutes les autres et va enfin s’absorber dans l’égoïsme. L’égoïsme est un vice aussi ancien que le monde. Il n’appartient guère plus à une forme de société qu’à une autre. L’individualisme est d’origine démocratique, et il menace de se développer à mesure que les conditions s’égalisent. (p98)

Quand le corps social atomisé ne répond plus, la seule façon qui reste est l’amende systématique : (la politique de la prune) et le prospectus : l’endormir en lui imposer des comportements pavloviens au moyen du « je coche », « je consulte », « je choisis ». Sous Pétain c’était plutôt « le français cochera, il ne se laissera pas séduire par les sirènes gaullistes : du futur au présent performatifs (quand dire c’est faire). 

Néanmoins, aussi décérébré soit-il, le festif moyen de 2016 commence à se poser quelques questions. après avoir perdu 7 ans depuis la crise de de 2009. Beaucoup de troubles, d’attentats, de guerres, des impôts très nettement en hausse, des scandales à répétition concernant les HLM quand les SDF sont dehors et que les « travailleurs » sociaux ne se sentent plus concernés par la misère du monde et demandent leur mutation, la vie chère que ni le foot, ni la réalité augmentée, ni les jeux, ni les films, ni les pokes facebook ne parviennent à cacher. Ça ne bout pas mais on en est au frémissement. Même la sacro-sainte essence manque. Retour au réel ? 

Et si on lui avait menti ? Le doute s’instille et s’installe. Pour les lecteurs qui n’ont pas décroché, on va proposer une explication en deux articles. Il ne s’agit que d’une proposition et d’une tentative dans un très modeste article qui n’engage que son auteur le plus anonyme possible

De la démocratie en Amérique date de la première moitié du XIXème siècle. En ce qui concerne la France, le  temps ayant fait son œuvre, ce livre devient un aveu d’échec pour la grande Révolution Française. Le français n’est pas plus libre qu’il y a 250 ans. Il est le serf de sa banque. L’égalité ? On ne cesse d’entendre le français parler avec fierté de ses petits privilèges (mes entrées, carré VIP, carte coupe file etc …). Mais surtout l’égoïsme a fait des progrès terrifiants. Comment fonder la fraternité sur l’égoïsme. On est encore dans les oxymores à la française.  La Révolution française d’inspiration franc-maçonne est un échec historique. Ceci est la tendance pluri-séculaire. La vertu est devenue un mot bizarre et incongru. Sous la Révolution, il fallait prouver qu’on avait pas de dettes pour avoir le droit de se faire tuer pour la République. Autre époque ! Retour à la case départ ; on arrive à la fin du cycle prédit par Tocqueville lui même : le re-création d’un despote, aujourd’hui incarné par l’UE. 

Le despotisme, qui, de sa nature, est craintif, voit dans l’isolement des hommes le gage le plus certain de sa propre durée, et il met d’ordinaire tous ses soins à les isoler. Il n’est pas de vice du cœur humain qui lui agrée autant que l’égoïsme: un despote pardonne aisément aux gouvernés de ne point l’aimer, pourvu qu’ils ne s’aiment pas entre eux. Il ne leur demande pas de l’aider à conduire l’État; c’est assez qu’ils ne prétendent point à le diriger eux-mêmes. Il appelle esprits turbulents et inquiets ceux qui prétendent unir leurs efforts pour créer la prospérité commune, et, changeant le sens naturel des mots, il nomme bons citoyens ceux qui se renferment étroitement en eux-mêmes. Ainsi, les vices que le despotisme fait naître sont précis ment ceux que l’égalité favorise. Ces deux choses se complètent et s’entraident d’une manière funeste. L’égalité place les hommes à côté les uns des autres, sans lien commun qui les retienne. Le despotisme élève des barrières entre eux et les sépare. Elle les dispose à ne point songer a leurs semblables et il leur fait une sorte de vertu publique de l’indifférence (p 102)

A quoi bon tenir la porte à quelqu’un qu’on ne reverra jamais ? Pourquoi donner sa route à un touriste ? « Il me fait chier merde. Qu’est-ce qu’on en a à foutre ». Dans 10 ans, on demandera 5 euros si l’euro existe encore naturellement. Beaucoup ont déjà sombré dans la malveillance pure et envoient le touriste dans l’autre direction.

Tout ce qui élève, grandit, étend l’âme, la rend plus capable de réussir à celle même de ses entreprises où il ne s’agit point d’elle. Tout ce qui l’énerve, au contraire, ou l’abaisse, l’affaiblit pour toutes choses, les principales comme les moindres, et menace de la rendre presque aussi impuissante pour les unes que pour les autres. Ainsi, il faut que l’âme reste grande et forte, ne fût ce que pour pouvoir, de temps à autre, mettre sa force et sa grandeur au service du corps. Si les hommes parvenaient jamais a se contenter des biens matériels, il est à croire qu’ils perdraient peu à peu l’art de les produire, et qu’ils finiraient par en jouir sans discernement et sans progrès, comme les brutes. (de la Démocratie en en Amérique – p 146. Classiques des sciences sociales)

Qu’est-ce qui énerve notre contemporain sinon ces informations qui ne le concernent pas directement, cette « démocratie » de carton-pâte, ces débats stériles de gens qui n’ont de toutes façons aucun pouvoir, ce brouhaha chaotique de « moi-je » laissez-moi-parler-je-ne-vous-ai-pas-interrompu qui s’entrechoquent à ta télé. 95 % des informations qu’on reçoit sont inutiles. Dans une perspective systémique, il y a l’information utile (celle qui permet de prendre une décision et d’agir) et l’information inutile et (heureusement) non décodée et appelée « bruit ».

Qu’est ce qui l’abaisse sinon le sarcasme, les ragots de comptoir, les convoitises, les calomnies, la déresponsabilisation par une bureaucratie qui surveille et décourage à priori toute initiative individuelle ?

Qu’est-ce qui élève ? Le savoir, la foi, la vertu, les religions bien comprises, l’empathie et les projets réalisés en commun, la petite commune où le sentiment de solidarité est inscrit dans les réalités géographiques. On va pas attendre les pompiers pour prêter sa pompe et son groupe électrogène en cas d’inondation.  S’il neige le paysan donne un coup de main avec son tracteur. D’où la nécessité de faire disparaître ces 36 000 communes. 

Dans un premier temps, un peuple individualiste puis égoïste est très utile aux élites. Jusqu’en 1848 les « honnêtes gens »(la bourgeoisie principalement) ont vraiment tremblé. En phase finale par contre, elles découvrent qu’on ne peut plus rien obtenir d’un peuple qu’on n’a cessé de déresponsabiliser. On se heurte à l’apathie. Les initiatives s’enlisent dans une déresponsabilisation générale. « Ils » se heurtent à ce qu’ils n’ont cessé de favoriser. 

Pour garder un peu de ressort, on ne peut plus rien d’autre que de serrer la vis en direction du despotisme (UE (le MES ou autre organisme)  et d’importer des populations venues de pays non démocratiques qui, elles, ont encore du ressort. Deux générations après, il faut en faire venir d’autres. 

La France de l’entre-deux guerres saignée par la première guerre mondiale était un pays atteint démographiquement qui donnait son chant du cygne dans les œuvres littéraires et artistiques parmi les plus raffinées de son histoire. Cependant le patriotisme y restait vivace, des populations étrangères lui étaient reconnaissantes de son asile politique, le socialisme faisait rêver certains. Il y avait une forte morale communiste. Le redressement spectaculaire des « trente glorieuses » et du baby-boom a aussi été facilité jusqu’en 1980-90 par la décolonisation et leurs réfugiés (Pieds noirs, Vietnam du Sud),  et par la première vague migratoire maghrébine . A partir de 1990, l’atonie et la sinistrose recommencent. On en est pas sorti. »A quoi ça sert d’aller mieux » ?

Que de tentatives de « réformes », combien de lois votées. Le gouvernement voit ses initiatives imperturbablement s’enliser: il se heurte à ce qui est prédit par Tocqueville il y a bien longtemps. Un matérialisme sans foi crée sa propre déresponsabilisation. La foi fait sortir l’Homme de lui même. Elle casse sa gangue d’égoïsme. Sans foi, le vortex du « moi-je » se met en place. Les civilisations qui ne peuvent pas maintenir une foi en quelque-chose sont au mieux pétrifiées.

Il ne s’agit naturellement pas de dire que la France a atteint ce stade ultime . On dit simplement qu’il faut de plus en plus d’énergie pour faire sortir ces français de leur égoïsme : pression insistante voire agressive de téléthons, des collecteurs de rue, déductions fiscales etc … Ce que le simple sentiment de pitié et de sym-pathie faisait sous Rousseau demande une énergie de plus en plus grande. Le bon samaritain donne « son » manteau (il aura froid après). Le bourgeois se débarrasse des vieilles nippes qui l’encombrent. L’esprit d’égoïsme allant en s’accroissant, il faut que celui qui donne ait intérêt à donner (déductions ou crédit d’impôts) ce qui fait tomber la société dans un utilitarisme dangereux. Qu’en sera-t-il dans dans une génération ? Où sera le degré d’humanité de cette société-là ?  Vaudra-elle même la peine d’être vécue ? 

Quand une crise majeure comme celle des migrants arrive, les peuples les plus individualiste réagissent le moins bien et le moins vite. « ça ne viendra pas chez ici ».  La population a désappris depuis longtemps à s’organiser par elle-même.

Chapitre II : Une nouvelle couche de migrants en Europe.

Intermarum et réfugiésLe chapitre 2 renvoie à un article précédent : Les réfugiés en Europe comme arme de déstructuration massive.

Il faut être infiniment reconnaissant aux hongrois dans cette crise des réfugiés. Premièrement ce peuple a plus de liberté de parole. On dit plus ce qu’on pense. Les médias ne sont pas aussi verrouillés qu’en France. 

Les hongrois ont fermé leur frontière et détourné le flux (flot) de réfugiés-migrants vers la Croatie, Slovénie, Autriche.

  1. Ils ont fait un diagnostic dans un très vaste débat public et ouvert. Ce diagnostic en est venu à la conclusion qu’il était rigoureusement impossible que cette migration soit spontanée.  Le docteur László Bogár s’adresse crûment à ce gouvernement mondial censé ne pas exister. Les ondes et plateaux s’ouvrent largement. Pour le politiquement correct et la chape de plomb c’est raté pour la Hongrie.
  2. Laszlo BogarSelon László Bogár, cette « aspiration »a été organisée. Il a fallu une logistique, une coordination d’ampleur gigantesque. «  : il n’y a que les imbéciles les plus complets qui ne puissent pas comprendre que le drainage relativement rapide de millions de personnes sur des milliers de kilomètres nécessite au minimum 10 milliards de dollars, au minimum des milliers d’agents secrets pour diriger et contrôler ce flux, et la coopération de dizaines de milliers de personnes appartenant au crime organisé » (Dr László Bogár).

Si on met en doute le bon sens de cette analyse, on ne peut qu’inviter des journalistes à essayer de faire à pied le chemin de la première croisade de Geoffroy de Bouillon. Ou celui de la seconde. Quant à la 5ème croisade, celle des pauvres, elle s’est lamentablement terminée bien vite par la dispersion. On ne va pas loin sans argent, sans vivres, sans logistique.

Qui a eu intérêt à faire se déplacer des millions de personnes vers l’Europe occidentale ?

Knoema a publié un graphique intéressant qui montre que les personnes les plus riches officiellement sont déjà plus riches que des pays entiers. Officiellement car Forbes nous prend naturellement pour des imbéciles en ne citant pas la fortune incommensurable des Rothschild, Rockfeller, Soros, Reine d’Angleterre. Ceux-là n’existent pas. Face à des individus (on ne parle pas des entreprises ! ) qui possèdent le PIB de pays entiers tout devient possible. Rien n’empêche quelques milliardaires de faire pot commun comme d’autres le font pour une petite bouffe ou une sortie. La concentration de la fortune a atteint de telles proportions qu’un individu peut en théorie financer à lui seul un événement géopolitique continental de cette ampleur

– Le patronat franco-allemand peut considérer qu’il faut une autre couche de travailleurs jeunes tout en réformant le droit du travail vers des normes euh … minimales à nominales. 

– Les classes financières anglo-saxonnes peuvent avoir décider de créer le chaos en Europe occidentale pour la paralyser et la fragiliser avant avant un autre « événement ? « arme » démographique du type préparation d’artillerie avant le plat de résistance ?  Ou simplement comme moyen de chantage (« vous voyez, on peut le faire » – Yes we can »). Quel est la grande affaire sinon la négociation secrète du TAFTA ? Si l’entreprise était honnête, elle serait publique. L’UE bien que despote a aussi ses intérêts. Il semble qu’ils soient encore trop grands pour l’autre partie. Il semble que le message soit « signez et ratifiez » sinon … 

– Les leaders des marchés de vente de matériel paramilitaire de « gestion » des manifestations peuvent avoir eu besoin de remplir leur carnet de commande. 

L’irruption massive de millions de migrants dans des pays déjà minés est une agression considérable. Face cette agression, l’UE peut-elle résister ? Ne se cassera-t-elle pas plutôt en plusieurs morceaux comme la banquise ? 

III : Une menace existentielle pour l’UE ?

A : L’UE comme communauté de souffrances.

LUE a mangé son pain blanc. Son apogée se situe à la conférence de Lisbonne de 2000 promettant un espace de richesse et de savoir sans précédent dans l’histoire de la planète. On connaît la suite. Bla bla bla pour ceux qui ont du temps à perdre en lecture superflue . Depuis, ce n’est pas un effondrement mais une série d’échecs, de délitements, contestations, prises de conscience, d’obligation de durcir le ton ou de faire des exemples (Grèce). Ce sont des manifestations de peuples de plus en plus conscients d’être menés en bateau pour rester poli, une incapacité structurelle à faire face aux problèmes en boomerang que l’UE reçoit comme prix de ses politiques.

Certains diront que l’UE reçoit ses ordres d’outre-atlantique et que ce n’est plus qu’un protectorat. L’ensemble des traités européens depuis la CEE a été vendu comme « il faut l’Europe pour faire contrepoids aux États-Unis ». Jamais pour en être les vassaux.

On voit aujourd’hui des gens qui cassent tout pour une loi travail. Mais c’est à Bruxelles qu’il faut aller casser, pas à Paris. Et c’est après le passage en force par les élites françaises du traité de Lisbonne malgré un vote sans appel qu’il eût fallu tout casser. Où ont été les millions de manifestants dans les rues ? Personne ou presque. La majorité des français s’accommodent finalement très bien du statut de protectorat tant que l’état social fonctionne.  

Cet état social, qui est en train de le démanteler sinon l’UE et la finance transatlantique. On le fait durer à crédit. Pour combien de temps ? 

De Gaulle n’avait objectivement pas la tâche facile coincé entre des Etats-Unis encore hyperpuissants et le bloc soviétique. Aujourd’hui, et si le peuple se bougeait (le peut-il encore ? voir plus haut), c’est d’un boulevard dont disposerait l’incarnation du principe qu’il représentait. Plus d’URSS, les États-Unis et la Chine qui se neutralisent. La moyenne puissance d’envergure planétaire pourrait bien mieux exister aujourd’hui. La métropole est minuscule en comparaison du 3ème domaine océanique du Monde. Où sont les villes sous-marines autonomes en réseau et les usines à nodules polymétalliques. L’oxygène et l’hydrogène sont dans l’eau et la désalinisation n’est qu’un jeu d’enfant. Croit-on incapables les éoliennes marines de fournir l’énergie nécessaire ? C’est un projet qui demanderait une foi collective qui n’existe pas du tout.  Le problème est que l’on retrouve les analyses de Toqueville : le peuple français est usé. On ne sent pas de volonté majoritaire de survie nationale. « On veut notre retraite». point. 

Cette apathie nourrie en partie par l’état-nounou, la gérontocratie, un CDI qui plombe le dynamisme et encourage l’incompétence, une bureaucratie qui transforme la moindre initiative en « parcours du combattant » et en série de « ça va pas être possible » est une attitude très inquiétante car structurelle. 

Si l’exaspération britannique fera peut-être ce que les français auraient du faire : envoyer au tapis ces eurocrates serviles et corrompus. L’apathie française, elle, restera quoi qu’il arrive. Elle est une tendance de fond. Pour s’épanouir un français doit s’exiler. Quel aveu d’échec !  

Les peuples européens n’ont pas grand-chose en commun ni la langue (sauf anglo-américain), ni les systèmes sociaux, tous différents voire inexistants dans certains pays, ni les habitudes de vie, ni les cultures. Les seules convergences réelles sont l’anglais comme langue, le code barre et la traçabilité sous plastique, l’OTAN comme structure militaire, les règles régissant le business (et encore!) et naturellement une classe d’apparatchiks qui profitent du système : députés, commissaires, fonctionnaires, traducteurs …

Comme dans l’empire d’Autriche d’avant 1914, les peuples ont en commun de se supporter en attendant que ça se finisse. La rapidité de la décomposition de la « cacanie » de 1917 à 1918 fut fulgurante.

Cependant il y a une différence marquante en Europe : celle qui existe entre les peuples qui veulent vivre et ceux qui se laissent mourir à petit feu. « Si vous voulez vous suicider faites-le sans nous » entend-on en Hongrie. Or le moment de vérité approche. Viendra le moment où la question « d’être ou de ne pas être » se posera simplement dans sa brutalité existentielle.

Pour l’auteur de ces lignes, l’Empire tend à maintenir sa structure. Face à sa dette et sa désindustrialisation il le fait en pressurant les classes moyennes et pauvres, en créant du chaos pour faire diversion ou du chantage, créer de l’incertitude et pousser le monde à réarmer massivement. 

Comme l’empire financier et commercial anglais du début du siècle, il est prêt à mettre le monde à feu et à sang pour rester maître du jeu. Des alliances de circonstances sont passées avec des structures criminelles ou terroristes pour ne pas avoir les mains trop sales.

Le but est la faillite puis la mise sous tutelles des états (Grèce), puis des collectivités locales, le choix des dirigeants, leurs récompenses s’ils se comportent bien et la roche tarpéienne s’ils dévient.

Le gouvernement ruiné, passera des charges et supprimera des dotations aux « nouvelles régions » puis aux départements et communes. Les impôts nationaux ne baisseront pas et les impôts locaux exploseront. Les plus faibles seront atomisés (leur survie physique n’est plus assurée si le filet social est supprimé) et les classes moyennes aspirées dans la spirale de la précarité deviendront pauvres.

Le contribuable en bout de ligne qui reçoit son avis d’impôt impayable ou des avis à tiers détenteur doit savoir qu’ils n’est qu’une partie parmi des milliards de cette entreprise d’aspiration de richesse au niveau mondial par cette « entité » relayée par son gouvernement, et que ça continuera année après année comme un vortex. Faire le gros dos, espérer que demain, ou peut-être que moi-je passerai au travers des gouttes ne servira à rien.

Si cette « entité » empire est vraiment maléfique, son but sera, comme en Russie post URSS que l’espérance de vie diminue fortement pour rejoindre celui du départ à la retraite. Ceci permettant de ne pas avoir à les payer. Les moyens sont nombreux et l’épidémie de « maladies de civilisation » sera naturellement plus forte sur des populations affaiblies ou choquées.

Des « réfugiés-migrants » (conscients ou non peu importe), prêts à tout pour recommencer une vie de zéro, seront bien suffisants pour faire durer le système.

On voit converger le dollar et l’Euro ; Les mêmes hommes de Goldman Sach sont aux commandes de part et d’autre de l’Atlantique. On négocie le TAFTA. Le but est-il de créer un euro-canado- dollar monnaie unique d’un TAFTA finalement ratifié après une hyperinflation « à la demande » qui aurait ruiné les européens ?

Être vassal d’un peuple qui a été capable d’exterminer les bisons d’un continent entier « pour le fun » puis les indiens avant d’expérimenter Dresde, Hiroshima, le Napalm, l’agent orange et aujourd’hui la NSA et la « full spectral dominance » est aussi dangereux de d’être son ennemi. La future proie ne serait-elle la riche Europe de l’Ouest.

B : La volonté de survie nationale de certains pays

 

Dans l’état actuel des choses, il suffit qu’un pays considère son existence menacée et veuille la défendre en reprenant ses billes pour que l’UE traverse une crise grave ou existentielle. Ce qui est arrivé à la Yougoslavie où presque personne ne se considérait yougoslave après 70 ans de vie commune risque de se répéter.

Si un peuple sent qu’il est menacé de destruction et le fait comprendre à ses dirigeants, il sortira, légalement ou non, article 50 du TFUE ou pas, comme si cet amoncellement de papier allait faire barrage aux réflexes de survie les plus élémentaires. Réflexe de survie pour les peuples qui ont encore l’instinct de survie naturellement.

Le traité-de-Lisbonne-qui-n’est-pas-une-constitution a bien limité à la portion congrue les cas de recours à l’unanimité créant un carcan de fait, une « glasnost », Il n’en reste pas moins que :

  1. Le Royaume-(encore) Uni d’Angleterre, d’Irlande et d’Écosse (plus quelques îles et possessions) ne cache pas son patriotisme et le mariage avec l’UE n’a jamais été qu’un mariage de raison. Le 23 juin 2016 on saura si le premier bloc se détache du Titanic UE. Quelle que soit l’issue du scrutin outre-manche, l’UE en sortira de toutes façon fragilisée. Sans faire (surtout) le moindre pronostic, le départ du paquebot Britannia aurait au moins une conséquence certaine : il faudrait recalculer la pondération des voix au sein de l’UE. Si le Royaume-Uni décidait de rester, ce serait en échange de faveurs et concessions qui ouvriraient la boite de Pandore pour quelques autres. Qui paierait ces cadeaux au nom de la « construction de l’Europe » ?
  2. A l’Est, dans les pays de l’ « Intermarum » qui vont de la Baltique à la Méditerranée, une série de peuples pluri-centenaires gardent une conscience nationale très forte : Pologne, Bohème-Moravie (République Tchèque), Autriche, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Grèce. Ces peuples ont peu de populations musulmanes et certains avaient même comme raison d’être de s’opposer à l’Islam dans son avatar turc (Hongrie, Pologne, Autriche). Or, ces peuples commencent à s’énerver, ce qui en langage électoral signifie un vote populiste-identitaire. Pour la Hongrie, ça avait commencé avant. Puis la Pologne, puis l’Autriche.
  • L’épisode des sanctions contre la Russie a montré un mécontentement visible des pays suivants : Hongrie, Grèce, Italie, Autriche, Espagne, Chypre, et Slovaquie (soit potentiellement 101 voix sur 352 – minorité de blocage au conseil européen = 93). Les pressions étant ce qu’elles sont, cette opposition ne s’est pas concrétisée mais elle existe, latente.
  • L’épisode « répartition des réfugiés syriens dans toute l’UE » a fortement mécontenté : Hongrie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie (58 voix – minorité de blocage 93), la Roumanie ayant finalement fait marche arrière. On voit donc que même avec l’outil de la majorité qualifié les crises structurelles se rapprochent, s’intensifient. La Hongrie organise un référendum sur cette question et dépose plainte contre l’UE devant la cour de justice européenne (avec la Slovaquie). La crise des réfugiés-migrants a réussi à rapprocher la Hongrie et la Slovaquie, la Roumanie, la Pologne, la République Tchèque, ce qui était impensable auparavant.
  • Les élites dirigeantes ne font que suivre leurs peuples qui sont, eux encore plus hostiles à l’arrivée de populations du Moyen-Orient chez elles, surtout musulmanes  : 81 % en République tchèque, de 78 % en Lettonie, de 77 % en Slovaquie et de 70 % en Lituanie (en 2015). Du pain béni pour les partis extrêmes. L’effet au niveau des gouvernements se fera sentir élection après élection en 2017 – 2018.
  • Selon Wikipedia (sans source malheureusement), le président Hollande aurait invité «les pays qui, selon lui, ne partagent pas les valeurs européennes « à se poser la question de leur présence au sein de l’Union européenne » (1) On se souvient de Chirac et des « pays mal élevés ». Avec le risque naturellement d’être pris au mot. L’arrogance et la suffisance de la diplomatie française et des fonctionnaires de catégorie A du quai d’Orsay ne fonctionne qu’à usage interne et en Afrique. Ailleurs, l’effet est littéralement désastreux. Prenons acte que la République tchèque qui occupe le centre géographique du continent n’est pas européenne alors qu’elle a fait partie du Saint-Empire Romain Germanique, a connu la réforme, la contre-réforme, les lumières, les réveils nationaux et même la franc-maçonnerie ! Il fallait oser  ! 
  1. Le cas de l’Allemagne et de l’Autriche : Face à l’afflux massif de populations étrangères sur leur sol, les opinions autrichienne et allemande évoluent très rapidement. En 10 mois, on est passé d’un accueil bienveillant à chaleureux à la peur voire la psychose (armureries dévalisées). Pourquoi ? L’overdose, les « incivilités » pour reprendre le langage euphémique de nos élites et surtout les vols, attaques, viols et même crimes. Malgré les consignes du pouvoir politique pour minimiser les faits, la société civile fait le travail seule. L’internet encore une fois montre son double visage de potentialités de manipulation ou de reprise en main de leur destin par les populations. Un outil n’est jamais que ce qu’on en fait. Au main des activistes allemands, chaque brève ou fait divers se retrouve sur une carte avec la référence sourcée (Google map sert aussi à ça). Le résultat est effrayant.
  2. Totalement au hasard , un parmi des milliers de cas, un fait divers de haute Bavière : un homme qui se fait agresser par deux hommes à « l’allemand approximatif et à la peau sombre » parce qu’il ne pouvait pas donner de cigarette (il ne fumait pas). Noté sur la carte ! Parfois il s’agit de vol avec violences, parfois de viol , parfois d‘agression sur mineur(e)s, parfois de meurtre. Il devient dangereux d’aller à la piscine. Les sociétés civiles allemande et autrichienne instruisent une affaire qui risque de mal se terminer.
  • L’Autriche dont le gouvernement critiquait en 2015 la Hongrie comme inhumaine, s’est mis bien vite elle aussi à dresser des barbelés et le peuple de quasi voter pour un président d’extrême droite (à 0,6 % près) en 2016. La question des migrants étant bien le thème de campagne principal sans aucun doute possible. Une partie de la population autrichienne a peur de sa disparition physique (plus de demandes d’asile que de naissances en 2015).
  • En Allemagne, de la même façon, et malgré la culpabilisation constante (nazi, Hitler, raciste etc …) l’arrivée massive de populations étrangères a fait perdre son équilibre au pays. On attend que les viols prévisibles de la belle saison lui fasse perdre son sang-froid. Les revers électoraux cinglants de Merkel au Bade-Wurtemberg, Rhénanie-Palatinat et en Saxe-Anhalt suite au viol d’allemandes à Cologne la nuit du nouvel an ont montré l’évolution rapide du peuple allemand sur cette question, confirmé par trois sondages IFOP. Le parti Alternative pour l’Allemagne dirigée par Frauke Petry a le vent en poupe (15 à 25 % des voix aux trois élections précédentes). Comment réagira-l’Allemagne ? Le caractère de ce peuple qui change de nature à chaque génération a été noté par plusieurs géographes. On laisse prudemment cette question allemande ouverte, suspendue, aux spécialistes. Si l’Allemagne se fâche, ce qui se passe en Autriche se passera probablement en Allemagne aussi. Pour faire quoi ? Probablement en arriver à des centres d’hébergement semi-carcéraux, sorte de camps de concentration qui ne diraient pas leur nom. La prison sert aussi à protéger le criminel de la vindicte publique qui sans elle ne le laisserait pas vivant. Le fait que de nombreuses personnes de religion musulmane fassent partie de « l’aspiration » ajoute une composante religieuse et crée les condition d’une guerre de religion potentielle. 

C : Une guerre de religion qui couve en Europe de l’Ouest ?

croix
Croix luthérienne

Dans le pays de Luther quand on se pose des questions, on se les pose à fond. C’est un pays marqué par la Réforme.

 

 

 

 

olaf latzel
Pasteur Olaf Latzel

Comme Luther avait en son temps jeté une bombe dans le monde du catholicisme romain (papiste) et toutes proportions gardées, la polémique ouverte par un prêche du pasteur Olaf Latzel à partir d’un fragment du livre des Juges a mis en branle un débat de caractère théologique : l’Islam n’est pas allemand. si on est chrétien, on a un seul Dieu dans sa composante trinitaire 1=3, 3=1.. Le Dieu des musulmans a un seul dieu mais pas de trinité donc le Dieu des musulmans n’est pas celui des chrétiens. Donc chacun prie son dieu dans ses lieux de cultes propre mais chacun chez soi. Scandale, polémique, soutiens, débats. Brandissant sa Bible, la pasteur Latzel ne s’est pas couché.

Comme dans la période précédant celle où on en est venu aux armes en Europe pour finir par se catapulter mutuellement les pestiférés, forme primitive mais efficace d’arme bactériologique, on en est encore sur internet (le media du XXIème siècle) à réfuter point par point les arguments de l’autre partie (imam contre pasteur ou le contraire pour ne pas prendre parti). Le débat religieux, riche et non anecdotique, revient sur le devant de la scène et travaille la société allemande (Alternative pour l’Allemagne s’est prononcé contre les minarets en Allemagne et a jugé l’Islam inconstitutionnel).

Les questions posées par Olaf Latzel, bien que gênantes, irritantes ou sans objet pour certains  ont brisé le mur du silence médiatique. Si c’est la seconde question qui a fait scandale en Allemagne, le prêche controversé est bien plus riche : comme souvent dans les écritures, c’est le plus petit et faible, Gédéon, qui contre tous et même sa famille doit surmonter sa peur pour se battre mais qui reçoit aussi de l’aide en route. Jeanne d’Arc ne pesait pas lourd face aux anglais. Existe-t-il un Gédéon contemporain ?

Entre musulmans et chrétien, la question de la trinité donc de Jésus (le fils) est la pierre d’achoppement. Jésus, encore et toujours. L’anti-égoïsme par essence. Il est reconnu par les musulmans comme prophète et faiseur de miracles mais pas comme fils de Dieu. Or, au risque de se mettre 3 religions à dos et des milliers de théologiens, Jésus n’a jamais dit qu’il fut Dieu mais « fils de l’homme » . Il a parle de Dieu comme « père », « le père, mon père. Il représente à notre très humble avis un cas d’école d’incarnation d’un principe (dans ce cas le principe divin)

Le très beau livre de Jacques Ellul :  « Si tu es le fils de Dieu : souffrances et tentations de Jésus » pourrait-il aider à y voir plus clair ? On y lit la perpétuelle préoccupation de Jésus d’éviter le piège d’être l' »égal de Dieu » (Saint-Paul)  : « il est le porteur de la parole de Dieu à un point si extrême et complet que cette parole est incarnée  en lui. » p 90. Parole incarnée . Si on comprend bien un seul y est jamais parvenu : Jésus.  Mais en théorie, tout homme peut devenir fils de Dieu. Est-il absurde de penser qu’un jour peut-être, un autre humain (peut-être musulman, peut-être pas) incarnera lui aussi totalement et complètement le principe divin comme le fit Jésus ? Qu’il scandalisera tout autant sa famille, sa religion, qu’il accusera tout autant les prêtres de sa religion d’hypocrisie, qu’on essaiera tout autant de s’en débarrasser, qu’on s’en débarrassera effectivement en disant « bon débarras », avec un certain doute peut-être, et que sa mort sera le commencement réel de son existence comme fait historique. Peut-être, peut-être pas. Du point de vue géopolitique, le fait à noter est simplement que des débats sérieux de nature théologique réapparaissent après 250 ans de persiflage et de sarcasmes voltairiens qui les avaient réduit aux catacombes ou à la caricature pour film comique.

 

En guise de conclusion :

« si vous voulez vous suicider, faites-le sans nous ».

On comprend donc bien les efforts désespérés de ceux qui contrôlent l’UE de se survivre au besoin par la terreur. On comprend aussi que des sentiments nationaux ont été sous-estimés. Internet a été aussi sous estimé. La Grande-Bretagne qui commence à filer à l’anglaise du Titanic, les pays de l’Est s en état de fronde quasi-ouverte et qui fermeront leurs frontières si ça dérape, la France minée pas des problèmes structurels bien plus graves qu’elle ne veut se l’avouer à elle-même, l’Allemagne qui commence à être emportée par une vague de fond de colère.

Il doit bien y avoir un bookmaker qui prenne des paris sur la survie de l’UE à 10 ans. Quand les pays « fondateurs » seront en proie au chaos, il ne faut pas imaginer une quelconque solidarité des peuples qui n’existe pas (on a vu avec la Grèce).

On peut noter que le seul grand pays qui parvient à garder la tête froide et le contrôle dans ce vortex reste, qu’on l’aime ou pas, la Russie, hors UE. Que chacun en tire les conclusions qu’il pense devoir en tirer. Contrairement aux mensonges habituels qu’on lit dans la presse système (pays sous la botte d’un autocrate), on y comprend encore ce qu’est le principe et son incarnation. Quand en 2008 survient la crise géorgienne, le président de la fédération de Russie laisse les représentants de la soit-disant « diplomatie européenne » à la porte, refuse de tomber dans le piège « mon amii » tendu par Sarkozy et négocie avec « le président de la république française assurant la présidence tournante de l’UE ». A partir du moment où les choses sont recadrées et que les choses sont dans leur ordre, on peut commencer à parler fructueusement entre personnes qui disposent d’un pouvoir d’agir sur l’objet de leur échanges.

Jovanovic peut continuer à porter ses chemises à fleurs et inviter le comte de Paris (qui ne s’autorisera jamais, pas plus que son concurrent Louis XX, à en porter) et faire une excellente émission d’alerte, à la satisfaction de tous sauf de quelques banques et du gouvernement qui incarne bien mal la République, dont le principe est « VIRTUS, TIS, f» (vertu, courage, fermeté d’âme devant le danger, mérite, qualité, valeur, vertu) .

L’anti Hollande point par point. Mais là, il faut dire qu’ on s’y attendait un peu.

 

 

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