en passant Bossuet : sermon sur l’immortalité de l’âme

Texte : Jacques Benigne Bossuet (texte des sermons choisis de Bossuet publié en 1803 an XI). Le texte varie un peu selon les éditions.

Le titre est naturellement  « sermon sur la mort et l’immortalité de l’âme » mais la dernière partie du sermon traite bien, non seulement d’immortalité mais d’immortalité glorieuse. Bossuet est bien un recours pour le monde piégé dans son impasse matérialiste. On ne peut rien construire de durable sur un tapis roulant ou sur des sables mouvants. « ils sont allés de dégradation d’être en dégradation d’être »  pour finir en « cohue de place publique« (Antoine de Saint-Exupéry).

L’interprétation de l’histoire à partir du Novum ultimum, l’oeuvre ultime de Dieu d’une création nouvelle et qualitativement différente, inaugurée par Dieu dans la résurrection du Christ. Voici que je fais toutes choses nouvelles! (J. Moltmann, Théologie de l’espérance. Études sur les fondements et les conséquences d’une eschatologie chrétienne, Paris, Le Cerf-Mame, «Cogitatio fidei», 1970) Lien

Musique avec l’accord de l’interprète pour une utilisation non commerciale : Buxtehude joué à la guitare par Roberto Aussel (http://www.robertoaussel.com/).
http://www.sempremusica.com/robertoaussel/
Arnobe : Vigilemus aliquando … (Ad Gentes livre 2)
Pascal : Pensées diverses VII – Fragment n° 3 / 10 : http://www.penseesdepascal.fr/XXIX/XXIX3-moderne.php : « Si nous rêvions toutes les nuits … un peu moins inconstant »

O Dieu ! encore une fois, qu’est-ce que de nous ? Si je jette la vue devant moi, quel espace infini où je ne suis pas! si je la retourne en arrière, quelle suite effroyable où je ne suis plus! et que j’occupe peu de place dans ce[t] abîme immense du temps ! Je ne suis rien :un si petit intervalle n’est pas capable de me distinguer du néant; on ne m’a envoyé que pour faire nombre; encore n’avait-on que faire de moi, et la pièce n’en aurait pas été moins jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre. … il périt ;• et avec lui nous péririons tous, si, promptement et sans perdre de temps, nous n’en saisissions un autre semblable, jusqu’à ce qu’enfin il en viendra un auquel nous ne pourrons arriver, quelque effort que nous fassions pour nous y étendre ; et alors nous tomberons tout à coup, manque de soutien. 0 fragile appui de notre être! ô fondement ruineux de notre substance! In imagine pertransit homo. Ah l’homme passe vraiment de même qu’une ombre, ou de même qu’une image en figure ; et comme lui-même n’est rien de solide, il ne poursuit aussi que des choses vaines, l’image du bien, et non le bien même. Aussi est-il : in imagine sed et frustra conturbatur.
Que la place est petite que nous occupons en ce monde! si petite certainement et si peu considérable que je doute quelquefois, avec Arnobe, si je dors ou si je veille (…) Je ne sais si ce que j’appelle veiller n’est peut-être pas une partie un peu plus excitée d’un sommeil profond; et si je vois des choses réelles, ou si je suis seulement troublé par des fantaisies et par de vains simulacres …

Publicités

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s