2017 : une élection en forme de tube de vaseline pour des électeurs en forme de poire.

1 : Une campagne riche et variée – « à la gauloise » –  qui a abusé et trompé l’électeur en le mettant dans un piège bien connu des manipulateurs en psychologie sociale.

 

1 : Le village gaulois en campagne

On ne se refait pas et on ne voudrait pas que le village gaulois (sans potion magique) parte autrement qu’en ordre dispersé contre la formidable machine de l’Empire anglo-saxon.

Les candidats incarnant le principe national contre celui de la mondialisation impériale-globale sont partis en ordre dispersé à la bataille, en bon gaulois ou  chevaliers indisciplinés. Dans l’ordre électoral il  a aussi des Alesia, Azincourt, Pavie ou Sedan (si on sait encore ce que c’est).

De belles individualités mais une absence atavique de discipline et de capacité pour les egos à s’incliner devant le principe supérieur de survie nationale. Il faut des baffes magistrales et des dangers de mort pour que ce peuple léger et frivole se ressaisisse, toujours in-extremis et par miracle ce qui est bien le comble pour un peuple athée et fier de l’être.

Le village gaulois sans potion magique part se battre en ordre dispersé alors que les collabos sont à tous les postes clef.  Cesar n’a pas fait autrement. Guerre des gaules : 1 000 000 de morts (estimation).  Rien n’est pire que de se battre mal et à moitié contre un ennemi très puissant. Soit on s’aplatit pour un siècle et on survit comme en ex-URSS,  soit on se donne les moyens de vaincre.  La formule « demi-fantassin dans un demi-char » pour reprendre la formule de Malraux est désastreuse.

Peut-on trouver à utiliser ce kaléidoscope de personnalités et d’égos pour le bien commun ? Oui : pérenniser cette diversité des opinions qui fait la richesse de la démocratie représentative de partis, tirerer les conséquences de l’augmentation des parrainages à 500 et du surplus de représentativité démocratique. Un candidat s’étant présenté à l’élection suprême pourrait avoir de plein droit pour 5 ans son entrée au début du conseil des ministres (5 minutes par personnalité), naturellement, sans y participer) pour exprimer ses avis, conseils, mises en garde ou réticences sur les sujets à l’ordre du jour et les questions qui  y seront abordées. Quelle plus-value démocratique ce serait.

Ceci brisant l’autisme gouvernemental toujours prompt à se reformer et constituant pour le président et les ministres, décidant toujours en dernier ressort, le conseil qui peut faire la différence en cas de  décision capitale à prendre.

Le parlement n’est qu’une assemblée aux 3/4 vide qui ne sert plus que de chambre d’enregistrement. Encore quelques années et on pourra en faire un musée.

Les candidats qui ont été investis de centaines de signatures et de centaines de milliers de voix représentent un capital démocratique réel. On s’étonne qu’ils passent aux oubliettes à l’issue du premier tour.

2 : Une campagne qui a trompé l’électeur

L’enjeu de l’élection de 2012 était comment réagir face au hold-up des peuples pour renflouer les banques. Les français ont été capables de voter pour un candidat (Français Hollande) en sachant qu’il leur mentait. Cheminade, qualifié de « farfelu » comme on qualifie d’autres de « complotistes » eut 0,25 % des voix.  Constant dans l’erreur, le corps électoral le punit encore en 2017 (0,18 %) pour persister à dire ce qu’il ne veut pas entendre.

Les onze candidats à l’élection présidentielle ont tous été intéressants dans leur ordre sauf un : le candidat système marketing que les français ont semblé avoir voulu porter en tête au premier tour. Son absence d’intérêt a tenu principalement au fait qu’il avançait masqué et était caractérisé par la fraude : on s’explique : il aurait dit : « je représente le cartel bancaire et ses succursales en France et j’ai obtenu l’accord pour que chaque français obtienne un crédit de x milliers d’euros et qu’ensuite que chacun bouge son cul et que le meilleur gagne » : il aurait été crédible en tant que ce qu’il représentait : le pouvoir de l’argent et le darwinisme social.

On dit « semble » parce que dans le monde su simulacre et de la fraude, rien ne peut être tenu pour certain. Il faudra s’y habituer.

Il était impossible de se faire élire de cette façon et il a fallu une tactique bien connue surtout chez les anglais : la « deception« , induire en erreur.  

Pour comprendre le sens d’un mot, rien ne vaut

  1. 1 : L’étymologie. Dans ce cas du vieux français deceptif, deceptieux et du latin DECIPIO, IS, ERE, CEPI, (de)CEPTUM : abuser, tromper, attraper/ duper, tromper/ abuser, induire en erreur
  2. 2 : le champ sémantique des synonymes et des contraires.

deceitful_synonyms

antonyms_deceptive

Deceptive étant un mot du moyen français (XVIème siècle), on pense avoir le droit d’utiliser les richesses de la langue française : le caractère déceptieux ou déceptif de cette campagne tenait aux facteurs suivants (non limitatifs) :

1 : Avant l’élection : obligation pour les maires de déclarer publiquement leurs parrainages.  Cette mesure qui paraît être de transparence ne l’est pas : beaucoup de choses se seront faites en « off » par téléphone et l’État a les moyens de faire payer cher à l’avenir les parrainages frondeurs. Il faudra examiner le sort qui sera fait aux 708 personnes qui ont parrainé Jean Lassalle (plus que Marine Le Pen), candidature qui déplaisait manifestement au pouvoir. Changer une règle du jeu, une règle ou un contrat parce qu’il ne vous plaît pas n’est pas très fair play ni honorable. On n’attend de toutes façon plus ces qualités de la clique au pouvoir. Qu’ils se démasquent et ce sera bien assez.

2 : Pendant la campagne avec l’écrasante disproportion de couverture médiatique digne d’un régime de parti unique au profit d’un candidat dont on ne sait pas grand-chose se proclamant « nouveau » ou « antisystème ».

Pendant l’entre-deux tours par

  • un tir de barrage contre un candidat venant de tout les corps constitués système et même de ceux dont la fonction est de veiller au bon fonctionnement des institutions et à la neutralité des élections. Le but : tétaniser l’électeur qu pourrait être tenté de « mal » voter. L’hystérie qui a pris la classe politico-médiatique à l’annonce d’un accord de gouvernement entre FN et Debout la France en dit long sur le caractère « mauvais joueur » de la classe politico-médiatique. Il est normal démocratiquement que des partis qui ont des visions similaires s’apparentent en vue de gouverner – le parti communiste, le parti socialiste et les radicaux de gauche l’avaient fait en 1981 (programme commun), la SFIO, l’UDSR, radicaux, modérés et MRP également sous le IV république (troisième force). Si la constitution reconnaît les partis comme acteurs  légitimes de la vie démocratique, il n’y a aucune objection à avoir quand deux partis font une alliance.  Sinon il faut interdire les partis ou mettre en place un parti unique et les choses seront clarifiées.
  • Par la volonté de faire apparaître comme un « séisme » politique ce qui n’est que la fusion UMPS dans un candidat qui ne porte pas ce nom et qui se présente comme politiquement vierge et qui n’est qu’une habile opération marketing/démolition contrôlées de l’aile gauche du PS au profit de Goldman Sachs tel que l’on avait pu l’analyser en 2015 à l’occasion des régionales.   (Aîe les français ont encore voté)

Ce système déceptieux aime les partis quand ils sont folkloriques et ne dépassent pas 1 %.  Il sont une caution « démocratique » au système sans le menacer.

L’équation malhonnête FN = extrème droite 1934  et France 2017 = Allemagne 1932-33 ne tient naturellement pas la route mais on tirera bien sur la corde encore un peu bien qu’elle soit bien usée. En fait pour peu qu’il soit même imaginable de pouvoir comparer 1934 et 2017, le FN version « Marine » s’apparenterait plus au à une réincarnation du Parti Social Français (Patriotique, corporatiste, progressiste (pour l’époque naturellement – vote des femmes, congés payés )- anti-nazi, anti-fasciste, anti stalinien, contre l’antisémitisme, contre la collaboration, résistant, patriote et européen (pas l’Europe Bruxelloise naturellement) et massivement social. Si les journaleux parlent d’années trente, qu’ils sachent au moins de quoi ils parlent. C’est agaçant à la fin ces approximations permanentes.

Le second tour oppose le candidat incarnant le principe national contre celui incarnant celui de la mondialisation impériale-coloniale et soutenu par l’ex et présent présidents des États-Unis. En d’autres temps, les français avaient réagi autrement au manifeste de Brunswick.

Au moins, c’est clair : l’Empire donne sa consigne de vote à sa colonie.  La balle est dans le camp de la colonie.

3 : Au moyen d’un procédé bien connu en psychologie sociale

Quand le peuple français comprendra-t-il que l’ingénierie sociale est infiniment plus puissante que la propagande de Goebbels ou que du maccarthysme. « Ils » savent tout sur vous et la technologie est un cheval de Troie dans votre cerveau. On parle même de téléguider votre comportement au moyen du wifi et des ondes.

Le dilemme cornélien n’est pas d’aujourd’hui et la tragédie suppose que les éléments de l’alternative soient également inacceptables. Dans le contexte du XVI ème siècle, Roméo ne peut à la fois aimer Juliette et déshonorer sa famille, pas plus qu’il ne peut ne pas aimer Juliette. Juliette étant dans la même situation, la seule issue est la mort.

L’électeur du Front de gauche ou des républicains se trouve mis dans une quasi double contrainte paralysante voire déstructurante. Il est mis devant l’injonction de voter contre ce qu’il est.  Quasi double contrainte car il reste possible de fuir dans :

  • L’abstention en sachant qu’on subira deux résultats également mauvais
  • Le vote blanc qui ne sert à rien puisqu’il n’existe pas de quorum en deçà duquel l’élection serait annulée et devrait être refaite.
  • L’expatriation (voter avec ses pieds)

L’électeur se trouve contraint de voter selon l’injonction « soyez républicain et faites barrage à l’extrême droite » alors que son intuition haute sent que donner le pouvoir à Goldman Sachs, à la BCE et à l’OTAN ne lui apportera que les pires malheurs « républicains ».

Ce que Malraux avait bien compris en disant « pour qu’existe la République, il fallait bien qu’existe la France non ? » et de se gausser du « candidat unique des républicains contre un homme qui avait sauvé deux fois la république« .

On comprend bien que cette élection reposant sur une fraude et un vice caché d’un candidat devrait être annulée et refaite.

Conséquences probables d’une victoire « républicaine »

Les marqueteurs manipulateurs d’opinion peuvent réussir leur coup mais au prix d’un tel coup porté à la démocratie que cela se retournera contre eux : s’il y a quelque chose dans le programme du candidat système, c’est le dynamisme retrouvé d’un peuple qui prendrait avec audace les opportunités de la mondialisation. Mais à l’issue d’une telle violence psychique, l’amertume puis la sinistrose de la partie du corps électoral foulé aux pieds enlèvera tout le reste de vigueur et de ferveur au pays. Il n’est jamais très agréable de reconnaître qu’on s’est fait entuber encore une fois jusqu’à la prochaine et ce indéfiniment comme un vinyl rayé. Si d’aventure le ticket Le Pen / Dupont Aignan était élu, le sstème les punira et émeutes de banlieue, attentats, « bashing » international et probablement grèves de certains corps publics rendraient le gouvernement impossible et le chaos organisé probable.

Un scénario de tragédie a été concocté en haut lieu. On l’a dit depuis des années sur ce journal.  Face à un coup d’état marketing, on comprend bien que les couillonné(e)s ne reconnaîtront pas au fond d’eux-mêmes le résultat de ces élections. Il faudrait les annuler et les refaire, ce qui naturellement n’arrivera pas.

C’est très probablement un président, illégitime dès le jour de son entrée en fonctions, et vite haï qui risque de prendre les rênes du pouvoir.

 

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